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Długość śladu

1 760 nm

Suma

53 m

Poziom trudności

Trudny

zejść

41 m

Max elevation

53 m

Trailrank

25

Min elevation

-418 m

Trail type

One Way
  • Zdjęcie traversee-atlantique cap-vert→natal-brazil
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Współrzędne

30

Uploaded

2 listopada 2014

Recorded

listopada 2014

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53 m
-418 m
1 760,0 nm

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w pobliżu Palmeira, Sal Municipality (Republic of Cape Verde)

Positions relevées chaque jour à 12 H TU
Le président du groupe qui m’employait ayant bien voulu m'accorder un mois de congé sans solde, j'ai pu rejoindre l'équipage sur l'île de Sal, dans l'archipel du Cap Vert.
Christian
http://parcourirlemonde.eklablog.fr

♦♦♦♦
J-01 ~ Lundi 24/10
Pen Duick VI est mouillé au milieu de la baie de Palmeira et un sympathique pécheur fait la navette qui me permet de rejoindre mon bord sous un soleil déjà bien présent. Je retrouve le skipper du bateau et avec lui, un équipage de trois professionnels, une équipe bien renforcée par rapport à la croisière du printemps dernier dans les Îles Vierges Britanniques. Avec eux, dix équipiers dont je fais la connaissance.

J01 ~ Mardi 25/10
Nous avons levé l’ancre peu avant 11 h, en direction du sud-ouest ce qui nous fait passer au milieu des Sotaventos. Navigation pour demoiselles, sous le soleil, où chacun s’habitue au bateau et trouve à s’occuper.
En soirée, le capt'ain organise les quarts pour les navigations de nuit, une méthode curieuse d’ailleurs où on passe la première heure à jeter un coup d’œil de temps à autre au bateau, à descendre de temps à temps mettre à jour le Livre de Bord ou préparer une boisson chaude dont on remonte une moque au barreur, le second équipier de quart et à deviser avec lui de choses et d’autres et surtout à admirer le magnifique ciel nocturne empli d’étoiles qui fait penser au poème de Victor Hugo « Booz endormi ».
Une heure plus tard, le barreur descend pour un repos qu’on espère bien gagné et on le remplace, alors qu’un nouvel équipier vient vous tenir compagnie.

J02 ~ Mercredi 26/10
Ce matin, splendide lever du soleil, la mer est calme, le vent faible, pas un nuage.
Tout au long de l’après-midi, nous avons longé la côte Ouest de l’île de Santiago et ensuite sa côte Sud, notre skipper ayant décidé de faire une courte escale technique à Praia, la ville la plus importante de Santiago afin de compléter la cambuse.
Nous y jetons l’ancre à 18 h, en repartons à 21 h 30 et dans la nuit, prenons le cap sur l’île de Fogo.

J03 ~ Jeudi 27/10
Au milieu de la matinée, apparaît dans la brume le cône du volcan de l’île de Fogo, un volcan encore actif qui culmine à 2829 m. La matinée se passe à longer la côte Sud de l’île pour venir mouiller peu après 14 h 30 devant l’entrée du petit port de São Filipe. Nous avons ensuite rejoint le village situé en haut de la falaise pour une visite du village, un passage au marché, un verre dans un petit bistrot et retour au bateau. L’ancre dérape, il est près de 21H, direction le Brésil…

J04 ~ Vendredi 28/10
Au lever du jour, l’alizé est un peu paresseux, mais le ciel est sans nuage. Chacun s’installe dans le rythme des traversées transocéaniques. Il y a les tâches du bateau, réglage des voiles, cuisine, farniente et lecture. En fait, on vit à un rythme ralenti et c’est ça que j’aime bien dans la navigation hauturière. En journée, il n’y a pas de quarts à assurer (sauf pour le nettoyage du bateau), tient la barre celui qui en a l’envie, mais dès la tombée du jour la règle des quarts s’applique avec chaque jour, un décalage d’une heure pour que les heures de la nuit les plus ingrates ne tombent pas toujours sur les mêmes.

J05 ~ Samedi 29/10
Le ciel bleu d’abord sans nuage se charge dans la matinée en cumulus bien pommelés, si typiques de l’alizé. Peu avant midi, le second du bord, pèche une dorade coryphène, un poisson superbe, l’un des plus beaux poissons que l’on puisse pêcher. Sa robe verte, turquoise et or est tout simplement éblouissante et c’est un poisson qui se bat lorsqu’on le pèche… Voilà qui rompt un peu la monotonie et qui va terminer en carpaccio !
En soirée, premiers nuages, typiques des ciels des tropiques mais lorsqu’ils se seront dissipés, la nuit sera aussi calme que les précédentes, étoilée à souhait.

J06 ~ Dimanche 30/10
Au lever du jour le ciel est assez couvert et le restera une bonne partie de la journée. Mais dans la nuit le ciel se couvre et nous aurons plusieurs grains orageux entrecoupés de calmes d’où de fréquents changements de voilure par les hommes de quart renforcés de quelques volontaires. Dans un grain, nous explosons le génois. Il était en fin de carrière et devait être remplacé, mais le bateau a dû appareiller avant qu’il ne soit livré. Il arrivera à Rio de Janeiro mais pour le reste de la traversée, il va nous manquer et nous allons perdre en vitesse dans les petits temps.

J07 ~ Lundi 31/10
Le ciel est à nouveau d’azur avec sa ration de cumulus pommelés. Le capt’ain et un des deux matelots se mettent en cuisine pour faire cuire du pain. En cette journée de Toussaint, le pain frais a été apprécié.

J08 ~ Mardi 1/11
Nous sommes entrés depuis hier au soir dans le pot au noir, avec des ciels parfois couverts de nuages bas et à d’autres moments, un joli bleu d’azur, nécessitant de fréquents changements de réglage des voiles. Nous aurons droit à un joli intermède en début de matinée lorsqu’un labbe choisit la tête d'un équipier pour s’y poser. Il y restera une bonne demi-heure !

J09 ~ Mercredi 2/11
Nous sommes sortis du pot au noir – il aura été bien coopérant - et avons eu droit à une superbe journée avec un vent soutenu.

J10 ~ Jeudi 3/11
Nous avons passé l’Équateur en début de nuit, il n’a pas été fêté par les néophytes du passage de la ligne, mais en milieu de journée quelques bouteilles de champagne ont été débouchées ! En fin de matinée, deux fous sont venus nous rendre visite, preuve que nous ne sommes plus très loin des côtes de l’île Fernando de Noronha à 500 km au Nord-Est des cotes du Brésil. Il a été envisagé d’y faire une escale mais sommes 80 km dans son Ouest et il nous faudrait tirer des bords contre le vent pour rejoindre cette île superbe protégée et inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Avec le vent plutôt calme de la majeure partie de notre traversée, nous sommes un peu en retard sur notre plan de marche et à regret, nous poursuivons plein Sud.

J13 ~ Dimanche 6/11
Au jour, avec l’excellente visibilité d’un ciel pur, on commence à apercevoir les côtes du Brésil. Un peu après 10 h, nous embouquons l’estuaire du Rio Potenji qui coupe la ville de Natal en deux et à 11 h, Pen Duick est mouillé devant le Iate Club do Natal. Ça fait une drôle d’impression d’être là, immobile à l’ancre, devant une ville inconnue, après 13 jours de mer et 1'700 milles nautiques !
Pendant que certains partent à la découverte de la ville, avec quelques équipiers, nous prenons un taxi et rallions un grand supermarché ouvert tous les jours de la semaine pour un approvisionnement en légumes et fruits frais. La taille de cet hyper est proportionnelle à celle de la ville et ses presque 800'000 habitants, mais en ce dimanche les rues comme le supermarché sont presque vides. Nous resterons un bon moment à découvrir des fruits et légumes inconnus chez nous …
En soirée, alors que la majeure partie de l’équipage est en ville, je suis resté à bord avec trois copains pour garder la barque mais l'un se chargera de nous distraire en organisant un barbecue.

Christian
http://parcourir-le-monde.com

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